Nationale 1 féminine
Samedi 28 avril
Et dernière journée
20h, salle Barbusse
VBP Niort-Mougins
20 Sep |
|
Pas un seul attaquant de Ste Pezenne, n’emploie le même vocabulaire, et les passeurs s’y retrouvent comme ils peuvent… Il était temps de mettre un peu d’ordre, de classifier un peu tout ça, avant que les passeurs n’y perdent la tête. Jo vous explique tout...
La passe dans tous ses états Les passes sont différentes selon deux principaux critères : l’espace, et le temps.
I- Au niveau de l’espace On peut considérer qu’il y a trois grandes familles :
1- Les attaques aux ailes :
► La « 4 » pour l’attaque en poste 4 (facile !) ► et la « 2 » pour l’attaque en poste 2 (toujours facile, sauf pour le passeur puisque c’est une passe en arrière…).
2- Les attaques au centre : Ce sont des attaques le plus souvent rapides (les temps d’attaques seront développés plus bas), près du passeur.
► La plus classique est la « courte », ou « fixe » (fixation), à maximum un mètre devant le passeur.
► Sa jumelle est la « fixe ou courte arrière » qui comme son nom l’indique se joue derrière et près du passeur.
► La « décalée » (« déca ») ou « tendue » est une passe qui se joue devant, la distance entre le passeur et l’attaquant peut varier d’1 mètre 50 à 3-4 mètres.
- Chez les filles, rarement chez les garçons, on trouve également l’attaque basket : c’est une attaque qui se joue derrière la passeuse, plus ou moins loin (« basket tête » au dessus de la tête de la passeuse, « basket mire » qui se joue près de la mire). La différence avec la courte arrière vient du fait qu’après avoir faire mine d’aller en courte avant, l’attaquante modifie la trajectoire de sa course d’élan, passe derrière la passeuse et prend un appel sur un pied (type lay-up de basket…).
► Un autre type d’attaque au centre existe : c’est la « demie ». Attaque moins rapide, elle peut se jouer près du passeur ou un peu plus loin (2 mètres) dans le cas d’une combinaison appelée croix : le central part en courte avant et le poste deux croise en venant attaquer une demie juste à côté du central (cf schéma 2).
3- Les attaques aux trois mètres : Là encore le nom est parlant puisque ce sont des attaques effectuées par les joueurs arrières (poste 1, 6 et plus rarement 5), l’impulsion devant être prise derrière la ligne des trois mètres. Si un joueur arrière « mord » la ligne en attaquant, c’est une faute.
II- Au niveau du temps On distingue trois temps d’attaque :
► Le temps zéro : c’est le temps utilisé pour les attaques rapides au centre (courtes avant et arrière, déca, basket tête). « Temps zéro » signifie que l’attaquant est déjà en l’air (!!!) lorsque le passeur effectue la passe. Cela nécessite une relation très fine entre l’attaquant et son passeur car le timing est très serré (sacré Newton…). Ce genre d’attaque permet également au passeur de «fixer» le contreur central adverse et s’il est assez fort pour voir si cela a marché, de démarquer ses attaquants aux ailes
► Le temps un : l’attaquant a déjà enclenché sa course d’élan, et au moment où le passeur fait la passe, il ne lui reste qu’un voire deux appuis à effectuer. C’est le temps des demies. A haut niveau, les attaques aux ailes et aux trois mètres se jouent également dans un temps proche du temps un, lorsque le passeur est dans de bonnes conditions, notamment après réception. Pour l’attaque aux trois mètres plein centre (poste 6), on parle alors de « pipe » (prononcer « païpe», à l’anglaise).
► Le temps deux : ce sont des passes hautes, voire très hautes (chez les russes, normal, ils font tous 2 mètres 10 !), où l’attaquant doit attendre en général le sommet de la trajectoire du ballon pour déclencher sa course d’élan. Plus le niveau augmente, moins ce type de balle est utilisé, sauf après des grosses défenses.
► Il y a aussi un temps intermédiaire entre le temps un et deux pour les attaques aux ailes : on parle alors de « balle accélérée ». On trouve aussi des joueurs qui attaquent en temps zéro en poste 4 ou même en 2 !
En tous cas, n’oubliez jamais une chose : si vous ratez une attaque, c’est rarement la faute du passeur : ce n’est pas lui qui frappe comme un sourd dans le ballon…Et si vraiment c’est le cas, ne lui en veuillez pas. Tout le monde ne s ‘appelle pas Pierre Pujols ou Claude Dantan ! Jo Barret
|